Tous ceux qui ont participé à l’élaboration de
ce spectacle étaient fatigués mais heureux.
Les billets que vous lirez dans ce numéro en
font foi. Ce fut une réalisation hors du commun dont le succès
n’était pas assuré à l’origine. Même certains acteurs émettaient
des doutes sur le choix. Mais bien vite, les richesses du texte
se sont révélées. Des nouveautés, il y en avait : un spectacle à
sketches, ce qui n’est pas évident un texte surprenant, des jeux
de mots et un progrès constant vers l’absurde, un accompagnement
musical de qualité, un final en chanson, une mise en scène
collective pour laquelle je remercie chacun. Merci pour les
idées avancées, les trouvailles, les gags et la discipline
observée lors des répétitions et des représentations, et tous
cela avec le risque d’une inondation ou de l’effondrement du
toit (pas toi, hein !).
Les commentaires des spectateurs après le
baisser du rideau (pardon, il n’y en avait pas) faisaient chaud
au coeur et prouvaient que le travail avait été reconnu et bien
apprécié.
Nous comprenons fort bien que certains
spectateurs ne soient pas entrés dans le jeu. Qu’ils se
rassurent, nous ne nous orientons pas en permanence vers ce type
de spectacle et nous revenons vers la comédie avec un décor, une
histoire et des personnages moins farfelus. Mais notons que cela
a fait du bien à beaucoup d’habitués des Bateleurs et le plaisir
de plusieurs nouveaux venus.
Pour ma part, je ne regrette pas l’annulation
des représentations prévues en décembre. Ce fut dommage, mais a
permis de présenter un produit fini qui n’aurait pas eu le même
tonus.
Merci à toutes et tous qui ont participé d’une
manière ou d’une autre à ces journées que nous n’oublierons pas
de si tôt.
Laurent H.